Les lois du « Pacte scolaire » du 29 mai 1959 et du 11 juillet 1973 régissent toutes deux l’enseignement de la religion au sein des établissements belges et prévoient deux heures hebdomadaires d’enseignement de la religion ou de la morale non confessionnelle.
L’islam a été reconnu en Belgique par la loi du 19 juillet 1974. Cette reconnaissance a permis au culte musulman d’accéder au financement de l’Etat et d’organiser un cours de religion islamique dans les écoles publiques. Les Ministres de l’Education de l’époque, Humblet et de Croo, suite à cette reconnaissance, ont adressé aux chefs d’établissements une circulaire leur demandant d’organiser un cours de religion islamique pour l’année scolaire 1975-1976
L’Arrêté Royal de 1978 donne la possibilité à l’organe représentatif du culte musulman de nommer des enseignants de religion islamique. L’Exécutif des Musulmans de Belgique n’existant pas encore à cette époque, c’est le Centre Islamique et Culturel qui jouera le rôle d’interlocuteur de l’Etat en matière de gestion du temporel du culte et qui désignera les enseignants et les inspecteurs. En 1982, le Centre sera reconnu officiellement comme étant le seul organisme habilité à proposer des désignations d’enseignents
En 1990 sera constitué un « Conseil provisoire des Sages pour l’organisation du culte islamique en Belgique » qui reprendra le rôle d’interlocuteur de l’Etat et qui, par la même, sera chargé de désigner des enseignants. Un Exécutif provisoire sera constitué en 1993 et reprendra les prérogatives du Conseil provisoire des Sages. Lui succédera en 1999 l’Exécutif des Musulmans de Belgique, issu des élections de 1998 et reconnu par un Arrêté Royal, en tant qu’organe chef culte. Depuis lors, c’est notre institution qui assure le processus de nomination et de désignation des professeurs et des maîtres de religion islamique.
L’Exécutif des Musulmans de Belgique compte en son sein un département de l’Enseignement, un service d’inspection et une Commission pédagogique. Ces trois structures, en concertation, s’occupent de la gestion des dossiers de plus de 450 enseignants francophones.